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La justice s’intéresse à une page Facebook antiradars

La justice s’intéresse à une page Facebook


Le procureur de Rodez (Aveyron) vient d’engager des poursuites contre 10 internautes pour avoir animé un groupe Facebook qui indique les contrôles de police et de gendarmerie.

10 personnes inculpées à cause de Facebook

Dix internautes qui ont intégré sur Facebook « Le groupe qui te dit où est la police en Aveyron » sont actuellement visés par la justice pour avoir utilisé « un appareil ou un dispositif de nature à détecter les radars ». C’est le procureur de l’Aveyron, Yves Delpérié, qui est à l’origine de l’affaire. Celui-ci indique au Figaro vouloir réprimer les fraudeurs tout en assurant la sécurité des automobilistes et trouve « lamentable » l’action de prévenir des contrôles radars alors qu’il est « réveillé toutes les nuits car des gens meurent sur les routes ».

Les prévenus encourent jusqu’à 1 500€ d’amende et 3 ans de suspension du permis. Certains d’entre eux sont également accusés d’outrage à agents, un délit qui prévoit jusqu’à 6 mois d’emprisonnement ferme et 7 500€ d’amende. Il est notamment question de noms d’oiseaux.

Une règlementation qui ne touche pas internet ?

Du côté de l’avocat de la défense, on est confiant. Selon lui, les internautes ne risquent rien étant donné que l’interdiction des avertisseurs radars ne concerne pas internet. Ces derniers bénéficient actuellement d’un vide juridique qu’il serait difficile de combler. En effet, parmi les multiples pages qui avertissent des contrôles, l’une est gérée par des gendarmes qui souhaitent mettre en avant le côté pédagogique de la chose. Un côté pédagogique que revendique le groupe Facebook mais que dénie le procureur. Pour lui, il ne s’agit que de « gens qui cherchent à échapper à la loi ». Une fermeté soutenue par Chantal Perrichon de la Ligue contre la violence routière mais que certains ne comprennent pas. Sur Facebook, les membres sont nombreux à dénoncer une recherche du chiffre tant dans les rentrées d’argent que sur la question de potentiels quotas.

Pour l’heure, le groupe Facebook qui dénombre 9 000 membres continue de fonctionner car aucun texte ne permet sa fermeture. Une pétition est également apparue en soutien de tous les groupes antiradars. Certains d’entre eux comptent près de 50 000 membres. Pour autant, aussi nombreux qu’ils soient, la nouvelle génération des radars mobiles semble mieux à même d’échapper à ces groupes.

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