periode probatoire reduite

Vers une réduction de la période probatoire pour les jeunes conducteurs


Constat 

Un rapport de la Sécurité Routière paru en 2019 a montré que les jeunes conducteurs étaient impliqués dans un quart des accidents de la route ayant entraîné des blessés ou des décès.

L'accidentalité élevée provient d'un excès de confiance chez ces jeunes conducteurs entraînant des erreurs et donc des accidents.

Ce phénomène pousse les autorités à réfléchir à la manière de sensibiliser les jeunes aux principaux comportements à adopter (alcool, drogue, excès de vitesse, …).

Pour cela, le gouvernement souhaite mettre en place une formation dans l'année suivant l'obtention du permis de conduire en échange d'une gratification relevant de l'abaissement de la durée de la période probatoire. 

La situation actuelle 

En France, un permis dit "probatoire" a été mis en place en mars 2014. Il est délivré à tous les nouveaux titulaires du permis de conduire mais également à toutes les personnes qui se sont vues annuler leur permis.

Le permis probatoire consiste à n'avoir que 6 points sur son permis de conduire, à circuler avec un autocollant "A" apposé à l'arrière du véhicule et à respecter des règles strictes en terme de limitations de vitesse et de taux d’alcoolémie.

L'idée est de faire ses preuves en tant que jeune conducteur et de créditer progressivement son permis pour avoir les 12 points tant attendus à l'issue de la période probatoire, à la condition de ne pas avoir commis d'infractions entraînant un retrait de points.

Actuellement la période probatoire est de 3 ans pour les candidats ayant passé le permis de conduire de façon traditionnelle ou en suivant une formation supervisée et elle est égale à 2 ans pour les candidats ayant opté pour le modèle accompagné. 

Vers une réduction de la durée de la période probatoire ? 

Grâce au décret n°2018-715 en date du 3 août 2018, les jeunes conducteurs ayant obtenu leur permis après le 1er janvier 2019 pourront raccourcir la durée de la période probatoire à la condition de suivre une formation post-permis complémentaire d'une durée de 7h.

Pour le gouvernement, il s'agit de permettre aux novices de la route d'accéder d'acquérir plus rapidement leur capital de points maximal en échange d'une réflexion sur leur manière de conduire.

La formation, basée sur le volontariat, devra être suivie entre 6 mois et 1 an après l’obtention du permis par les jeunes conducteurs volontaires et nouveaux titulaires d’un premier permis de conduire (A1, A2, B1 ou B). Elle sera dispensée par une auto-école labellisée par l’État.

Elle pourra ainsi réduire la période probatoire de 3 à 2 ans pour les titulaires d'un permis traditionnel, et de 2 ans à 1 an et demi pour ceux ayant opté pour l'apprentissage anticipé.

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