Comment conduire sur et sous la neige ?

  • Publié le 09 janvier 2023
  • Mis à jour le 23 janvier 2023
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La période hivernale est généralement synonyme de routes enneigées, de chaussées glissantes et de visibilité réduite. Des situations extrêmes qui mettent souvent à mal même les conducteurs les plus aguerris. Afin de pouvoir conduire sur la neige en toute sécurité, tout conducteur doit savoir anticiper les comportements de conduite et préparer son véhicule pour ne pas mettre en danger sa vie et celle des autres usagers de la route.

conduire sur et sous neige

SOMMAIRE

Conduire sous la neige : bien équiper son véhicule

Conduire par temps de neige nécessite davantage de précautions qu’en temps normal. En effet, en raison des conditions rigoureuses en hiver (froid, routes glissantes, amas de neige…), certains équipements du véhicule sont soumis à rude épreuve. Par conséquent, vérifier l’état général de son véhicule avant même l’arrivée du mauvais temps est plus que nécessaire. De même, un entretien régulier est à prévoir durant toute la période hivernale, car il en va de votre sécurité sur la route.

Les vérifications à effectuer en amont au niveau du véhicule

Avant l’approche de l’hiver, vous devez réaliser une vérification des différents équipements et pièces de votre véhicule, préférablement à effectuer auprès d’un garagiste. Seul un contrôle permet en effet de définir si certaines pièces doivent être réparées ou définitivement changées.

Si vous n’avez pas le budget nécessaire pour réaliser un bilan complet de l’état de votre voiture, il vous est possible de vérifier uniquement les éléments qui seront les plus sollicités pendant l’hiver.

  • Les feux du véhicule (feux de brouillard, phares…) permettant d’optimiser la visibilité sur la route.
  • Les éléments de sécurité active tels que la pneumatique (rainure des pneus, installation de pneus hiver conformes…) et le système de freinage (plaquettes de frein, pédale de frein…).
  • Les équipements de sécurité et de confort (rétroviseurs, balais d’essuie-glaces, chauffage…).
  • L’état et le niveau de charge de la batterie.

Il est aussi important de vérifier périodiquement l’état des huiles et liquides du véhicule. Conduire sous la neige peut effectivement modifier leur niveau et leur aspect en raison du froid.

Les accessoires indispensables à avoir en période hivernale

Une vérification de l’état du véhicule réalisée en bonne et due forme ne suffit pas pour affronter efficacement les aléas liés aux chutes de neige. En effet, de votre côté, vous devez vous munir des accessoires incontournables à ranger dans le coffre de la voiture ou dans la boîte à gants.

Pour les jeunes conducteurs, sachez que si le fait de posséder certains accessoires est facultatif, d’autres doivent en revanche être obligatoirement présents dans le véhicule conformément à la réglementation stipulée par le Code de la route. En cas de non-respect des règlements mentionnés par certains articles dudit Code, le conducteur est passible d’une contravention.

Ainsi, sont considérés comme équipements obligatoires les éléments tertiaires de sécurité comme le triangle de signalisation, ainsi que le gilet fluorescent (articles R416-17 à R416-20 du Code de la route). Ils sont à utiliser en cas d’arrêt en urgence en plein milieu de la chaussée ou aux abords de la route en raison d’une panne. Ces équipements permettent de signaler aux autres conducteurs votre présence.

Par ailleurs, outre la réglementation relative aux pneus neige obligatoires, équiper ses pneus de chaussettes ou de chaînes à neige est également devenu obligatoire depuis la promulgation de la loi Montagne II. En effet, sur certaines catégories de véhicule notamment les poids lourds avec un PTAC de plus de 3,5 tonnes, le conducteur doit installer des chaînes ou chaussettes à neige sur au moins deux roues motrices.

En ce qui concerne les accessoires optionnels, le fait de les avoir à portée de main peut contribuer à prévenir les accidents ou du moins à éviter d’écoper d’une amende en cas de contrôle par les forces de l’ordre.

Le racloir ou le grattoir compte parmi les accessoires indispensables qui vous serviront à déblayer le givre sur le pare-brise et toutes les vitres latérales de votre voiture. Notez que les forces de l’ordre peuvent légalement vous interpeller si un manque de visibilité manifeste est constaté sur les surfaces vitrées ou s’il y a une accumulation d’amas de neige sur les feux du véhicule.

Comment conduire sur la neige ?

Pour réussir à maîtriser le comportement de son véhicule sur une route enneigée, plusieurs facteurs sont à prendre en compte, notamment les conditions météorologiques, la configuration de la route empruntée ou encore le type de véhicule que vous conduisez. Il vous faut ensuite adapter la conduite en fonction de ces paramètres, ce qui implique de savoir jauger votre allure, à accélérer ou freiner au bon moment afin d’éviter de caler, de déraper ou de provoquer des éventuelles sorties de route.

Les différentes manœuvres à maîtriser pour réussir une conduite sous la neige

Pour réussir à conduire sous la neige, quelques règles de base sont à respecter. Quel que soit le type de route que vous empruntez, le premier conseil pour conduire sur la neige de manière totalement sécurisée est de savoir manœuvrer tout en souplesse et conduire en douceur.

Lors du démarrage

Au moment de démarrer, mettez la vitesse en première, puis levez progressivement le pied de l’embrayage. Vous pouvez ensuite accélérer doucement, ce qui permet de réduire le risque de patiner surtout si vous êtes face à une montée. En notant que si votre véhicule est équipé d’un système d’antipatinage (ESP), il est conseillé de le désactiver avant de réaliser un démarrage en côte étant donné qu’il peut bloquer les roues. Cette manœuvre permet au véhicule de gagner en puissance.

En cours de route

Vous devez impérativement garder une bonne distance de sécurité par rapport aux autres véhicules. N’oubliez pas que différentes distances de sécurité sont à respecter en fonction de votre allure. À titre indicatif, si vous roulez à 50 km/h, la distance de sécurité réglementaire à maintenir entre vous et le véhicule qui vous précède est de 35 mètres.

Prendre une telle précaution s’avère être indispensable puisqu’il faut retenir que les conditions difficiles de la route (routes humides, glissantes, boueuses, verglacées…) prolongent la distance de freinage, et cela même si le véhicule est équipé de freins ABS réputés pour assurer un meilleur contrôle de la direction.

En notant au passage que si vous négociez une descente, évitez d’appuyer sur la pédale de frein. En échange, passez à la deuxième vitesse vous permettant alors d’utiliser le frein moteur. Le fait d’appuyer intempestivement sur le frein risque de détériorer le système de freinage.

Par ailleurs, sachez qu’une accélération brutale, un freinage brusque ou encore des coups de volant répétitifs augmentent les risques de dérapages. Manœuvrez de ce fait de manière souple et réduisez votre vitesse pour mieux anticiper les obstacles et avoir un meilleur contrôle du véhicule.

Dans les virages

Avant d’entrer dans un virage, il est impératif de décélérer avant de tourner le volant sans faire usage du frein afin d’éviter le patinage. À l’intérieur de la courbe, réduisez votre allure et gardez ensuite une vitesse stable. Sachez qu’un virage pris trop vite risque de déséquilibrer la voiture et favorise les risques de sortie de route. Ainsi, pensez uniquement à accélérer une fois arrivée à la sortie du virage ou en présence de ligne droite.

En négociant la courbe, si vous sentez que l’arrière du véhicule commence à déraper, il faut éviter de freiner brusquement. L’astuce est de relâcher progressivement la pédale d’accélérateur. Par la suite, vous devez contre-braquer. En d’autres termes, si la partie arrière part vers la droite, tournez également le volant dans cette direction en continuant de débrayer.

Conduire sur la neige avec une voiture automatique

Conduire sur la neige avec une voiture automatique permet au conducteur de profiter de tout un panel d’aides à la conduite destinées à faciliter la maîtrise du véhicule. Il faut savoir qu’en termes de confort de conduite ce type de véhicule offre de nombreux avantages comparés à une voiture à boîte de vitesses manuelle.       

Le conducteur dispose par exemple d’un mode de conduite qui permet au véhicule de s’adapter en fonction des conditions de la route. À titre d’exemple, certaines voitures automatiques sont dotées d’un mode Hiver (Winter). Comme son nom l’indique, il s’agit tout simplement d’une aide au démarrage qui empêche les roues de patiner dans la neige puisque la vitesse passe directement à la deuxième. Sur une voiture manuelle, il vous est aussi possible de démarrer en passant directement à la seconde vitesse.

Dans le cas où votre voiture automatique ne dispose pas de cette option, vous pouvez mettre le levier de vitesse en position D2 (Drive) pour démarrer.Si en cours de route, le véhicule dérape, il vous faut effectuer la même manœuvre que celle indiquée pour les voitures à boîte manuelle qui implique, à titre de rappel, de ne pas appuyer sur la pédale de frein, de braquer le volant en fonction de la direction de patinage tout en levant progressivement le pied de l’embrayage. Sur une voiture automatique, cela équivaut à passer la vitesse au point mort (position N), puis d’enchaîner avec la position (D) une fois les roues redressées.

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